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Retraite sur le cantique des cantiques - Christian de Chergé

(Code: RETR0013)
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Retraite sur le cantique des cantiques - Christian de Chergé
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Ce texte dense et magnifique de Christian de Chergé est celui d'une retraite prêchée en 1990 à des Petites soeurs de Jésus, à Mohammedia au Maroc. Il se présente comme un commentaire des sept cris soit de la Bien-aimée soit du Bien-aimé, dans le Cantique des cantiques, qu'accompagne la méditation des lettres aux «sept Églises» d'Asie dans l'Apocalypse aux chapitres 2 et 3. Ce texte à la forme de sept entretiens, à partir des sept «cris» : Qu'il me baise d'un baiser de sa bouche ; Attire-moi ! ; Lève-toi... Viens-t'en ! ; Reviens ! ; Ouvre-moi ! ; Reviens, reviens ! ; Pose-moi comme un sceau sur ton coeur. Afin qu'à l'instar des Petites soeurs de Jésus qui ont suivi cette retraite le lecteur puisse entendre pour lui-même ces «cris» et les laisser résonner dans sa propre vie, Christian Salenson propose un accompagnement par des commentaires éclairants et des propositions de méditation.

Christian de Chergé était le prieur des moines de Tibhirine, abbaye cistercienne dans l'Atlas algérien. Artisan de dialogue, il le sera avec des amis et des voisins musulmans mais aussi entre la foi musulmane et la foi chrétienne. Durant la guerre civile, il sera assassiné avec six autres de ses frères moines, en mai 1996, au terme de deux mois d'enlèvement.

Christian Salenson est prêtre du diocèse de Nîmes. Après avoir été supérieur du séminaire interdiocésain d'Avignon et vicaire général de son diocèse, il est directeur de l'Institut de Sciences et Théologie des Religions de Marseille. Il travaille depuis plusieurs années sur les écrits des moines de Tibhirine.



  • Broché: 165 pages

  • Editeur : Nouvelle Cité (5 septembre 2013)

  • Collection : Spiritualité

  • Langue : Français


Extrait de l'introduction 

 

Le Cantique des cantiques est le livre de la Bible qui au cours de l'histoire a été le plus commenté. Il se présente sous la forme d'un poème qui exprime la recherche amoureuse entre un homme et une femme. Certains exégètes n'ont voulu y voir qu'une relation amoureuse, d'autres y ont vu une métaphore de la relation entre Dieu et l'homme. Ces deux approches ne sont probablement pas exclusives l'une de l'autre tant il est vrai que la première a vocation à être sacramentelle, c'est-à-dire signe et moyen, de la seconde et la seconde à donner son sens à la première.
Ce livre biblique est étonnant puisque le nom de Dieu n'y est jamais prononcé. Or c'est le livre dans lequel les mystiques ont reconnu une des expressions les plus vives de la quête de Dieu. Ainsi, nous comprenons, et c'est une première leçon de ce texte biblique, que la nomination de Dieu, aussi utile soit-elle, n'est pas garante d'une juste appréhension de sa présence. Et inversement, on ne peut conclure du fait de ne pas nommer Dieu à l'absence d'une quête spirituelle. Dans tous les cas, cela permet au lecteur de faire droit à l'ensemble de son expérience humaine, de son désir et des manques qui le creusent, et à reconnaître l'expérience spirituelle enfouie et incarnée dans la totalité de son expérience humaine.
Dès le début de la retraite, Christian de Chergé, reprenant les mots de Jean-Paul II, invite les religieuses qui y participent à écrire avec leur propre vie «une réédition originale du célèbre poème». Cette invitation peut être reçue par celui qui choisit ce texte pour accompagner sa méditation ou faire retraite. Les cris de l'épouse viennent en baliser l'itinéraire.